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The French REPORTER

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Critique : Maps to the Stars (par JB).

Publié par lacritiquedugeek sur 24 Juillet 2014, 21:13pm

Critique : Maps to the Stars (par JB).
Critique : Maps to the Stars (par JB).

Un nouveau film de Cronenberg attendu avec impatience, qui, par de multiples moyens fera passer un moment plutôt insolite et malsain pour la plus grande joie des fans…

Hollywood de nos jours, une actrice cherchant à se refaire un nom ( Havana Segrand jouée par Julianne Moore ), un adolescent star qui tient plus du petit con qu’autre chose ( Benjie Wess joué par Evan Bird ), une jeune fille au visage à moitié brulé ( Agatha Weiss jouée par Mia Wasikowska ). Ceux-ci à la recherche de leur propre identité, devront traversé maintes et maintes épreuves dans la ville des rêves…

David Cronenberg nous revient ici avec une oeuvre plus malsaine et dérangeante que jamais ! Un plus pour certains, un moins pour d’autres qui ne verront dans ce film un scénario grossier et moins subtil que ses précédents films.

Le film nous emmène dans les méandre de la ville où tout peu se réaliser, cependant ce côté là ne nous ai pas montré. En effet, Cronenberg voulait montrer une face d’Hollywood qu’il exècre. Un monde où tout le monde se connait, où il est difficile de décrocher un rôle sans avoir une quelconque relation. Tout ceci est montré par le biais de l’inceste ou encore de la schizophrénie. Des thèmes qui en malmèneront plus d’un, car ceux-ci prendront le spectateur par surprise, lui laissant peu de temps pour "digérer" ces informations avant de lui balancer à la figure d’autres éléments plus ou moins choquants. Le réalisateur de La Mouche est connu pour maltraiter le spectateur que ce soit visuellement ou psychologiquement. Maps to the Stars nous offre ici un condensé de ces maltraitances, de plus quelques scènes de sexe cru entre Julianne Moore et un de ses amis accompagné d’une autre actrice ou encore celle de Robert Pattinson et Julianne Moore sont aussi dérangeantes ce qui rend le film encore plus malsain.

Une bonne surprise de retrouver ici Robert Pattinson en chauffeur ambitieux. Depuis Twilight l’acteur étant connu pour un jeu plutôt moyen, mais il saura surprendre la plupart des spectateurs, par un jeu simple mais efficace, sachant se mettre à l’écart quand il faut. Julianne Moore fait ici un retour détonnant ! Un prix d’interprétation à Cannes bien mérité. En effet, au bord de la schizophrénie, avec un corps ménopausé elle réussit à rendre le personnage attirant malgré des troubles psychologiques certains. Gamine où folle furieuse complètement hystérique avec un coté nymphomane, voilà par quoi Julianne Moore fait passer son personnage, un objectif plus que réussi. John Cuzack ( Dr. Stafford Weiss ) joue ici le rôle d’un père de famille et thérapeute pour stars ( notamment celui d’Havana ). Rôle lui allant à la perfection avec son faciès patriarcale naturel. Cependant, puisque tout le monde doit avoir son coté "borderline", son personnage est ici tourmenté par ça fille qui, après l’accident de leur maison serait partie de l’hôpital psychiatrique où elle devait séjourner. Un père qui semble aux premiers abords calme et astucieux, mais qui poussé dans ses derniers retranchement, se trouve être un homme brutale au tempérament impulsif. Evan Bird quant à lui est une bonne découverte. Parfait dans le rôle du jeune ados prétentieux, mais qui sous ces aires de dur à cuir, se cache un jeune homme tiraillé entre sa carrière d’acteur, un passé de drogué au plus jeune âge et un passé plus ou moins mystérieux avec une soeur qui aurait mis le feu à leur maison. Grâce à tout ces élément, Evan Bird a pu faire partager une belle palette d’émotions au spectateur. Grande scène avec le pistolet notamment.

Cependant, le film n’échappe pas à certaines imperfections qui en énerveront plus d’un. La scène dans les toilettes avec Julianne Moore et Mia Wasikowska, notamment. Celle-ci se résume à une actrice constipée entrain de pétée. Une utilité plus que moindre au niveau scénaristique. De plus la scène où la femme du Dr Weiss : Christina Weiss, jouée par Olivia Williams, est brulée vivante, l’effet est plus que médiocre, digne d’un film amateur au budget le plus maigre. Des petits détails qui font un scénario grossier et moins subtil que Cronenberg à l’habitude de faire.

Un film pas si déplaisant, une critique acide d’Hollywood, un panel d’acteurs loin d’être déplaisant, une sympathique apparition de Carrie Fisher en bonus ! Cependant l’utilisation de scènes de sexe crues ainsi qu’aborder l’inceste de front, rendent le film moins subtil mais au contraire ils le rendent beaucoup plus dérangeant et malsain.

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