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The French REPORTER

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Classic Sunday : Edward aux Mains d'Argent (par JB).

Publié par lacritiquedugeek sur 30 Mai 2014, 13:07pm

Classic Sunday : Edward aux Mains d'Argent (par JB).
Classic Sunday : Edward aux Mains d'Argent (par JB).

Un film qui ouvre les portes sur l’imaginaire de Tim Burton. Voilà comment décrire ce conte merveilleux et émouvant.

L’histoire d’un jeune homme qui n’a pas été fini par son créateur décédé ( Vincent Price ). Edward ( Johnny Depp ) est recueilli par Peg Boggs ( Dianne Wiest ) alors qu’elle faisait une tournée, pour vendre des produits cosmétiques. Edward n’ayant que des ciseaux à la place des mains, essaye de vivre, tant bien que mal, au sein de la société mais surtout de la famille Boggs. Où il découvrira un sentiment inconnus jusqu’à maintenant… l’amour. Sa rencontre avec Kim Boggs ( Winona Ryder ) changera sa vie et celle de Kim à jamais…

Première association entre Tim Burton et Johnny Depp. Une association fructueuse qui débouchera sur un des plus beaux films des années 90, ainsi que d’autres productions tout aussi réussies. C’est sur un Johnny Depp méconnaissable que le film se repose. Maquillé de la tête au pieds, ce dernier habillé d’une tenue gothique en fera fondre plus d’un. Le jeu de Johnny Depp est vraiment surprenant. Aucun de ses autres rôles n’est comparable à celui-ci. Maladroit, timide, mélancolique. Tant d’adjectifs qui ne suffiront pas à traduire les émotions par lesquelles Johnny fait passer Edward. L’univers de Burton, accompagné du jeu de Depp, font un mélange détonnant.

Pour jouer le rôle de la « Belle » dans ce conte Burtonien, le choix s’est porté sur la jeune mais néanmoins magnifique, Winona Ryder. Deuxième collaboration entre cette dernière et Tim Burton. Vu dans Beetlejuice, elle avait surpris le réalisateur par sa facilité à s’adapter dans cette univers, et ce qu’elle pouvait en tirer dans son propre jeu. Ici, pas de jeune fille tourmentée et incertaine. Le personnage de Kim est tout le contraire. Fille populaire et certaine d’elle, jusqu’à sa rencontre avec Edward. Ne sachant comment se conduire en sa présence, la première rencontre s’effectuant lorsqu’elle rentre d’un camping, le découvrant par surprise dans son lit. Mais petit à petit, le charme opérant, celle-ci commence à s’attacher à lui. Sa maladresse, sa naïveté mais aussi sa gentillesse ne feront que renforcé ce sentiment… La magnifique scène où Edward sculpte une statue de glace pour Kim, alors que celle-ci danse sous les flocons que rejette la découpe, est d’une grande beauté. Parfaitement bien accompagnée par une composition du cher Danny Elfman, que Tim Burton retrouvera dans la majorité de son oeuvre.

Les éléments de décors sont aussi complètement différents, par rapport à la plupart des autres films de Burton. Pas de cimetière, pas de mort revenant à la vie, non. Ici nous avons droit à une belle petite banlieue. De jolies maisons qui se ressemblent, seule la couleur vive qui compose ces dernières, permette de les différencier. Une satire de la classe moyenne américaine, où tout le monde tond sa pelouse, tout le monde connait tout le monde. Les voisines et « amies » de Peg sont représentées comme des femmes au foyer, n’ayant rien de mieux à faire de leurs journées, que d’écouter aux portes et de se raconter des ragots. N’oublions pas la femme qui tentera par tout les moyens, de séduire Edward jusqu’à se déshabiller, mais celui-ci s’enfuira. Il s’en suivra alors une plainte contre lui, disant qu’il aurait tenté de violer cette dernière.

Tim Burton montre ici, une face de l’Amérique qu’il a en horreur. Ce message est très bien transmis au spectateur. Quand toute la « ville » poursuit Edward tel un Frankenstein moderne, le spectateur n’a qu’une envie, l’aider et remettre tout ces « braves gens » à leur place.

Un film dont on sort transformé, surement une des plus belles oeuvres qu’aura signé Tim Burton. Ce dernier nous prend la main, nous emmène dans les méandre de son univers et de son imagination. Pour nous faire découvrir un monde, qui, plus inhabituelle que jamais, pourra nous déstabilisé aux premiers abords, mais tel un père, il nous rassura vite et bien. Cette technique, permet à Burton de partager sa vision avec le spectateur, mieux que jamais.

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